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L’auteur, Serge Gagnier, répond aux questions  



Je remarque qu'il y a beaucoup d’oies blanches qui envahissent les rives du Saint-Laurent au printemps. Est-ce vrai qu'elles sont plus nombreuses depuis quelques années?

Comment avez-vous fait pour écrire votre livre?

En lisant votre livre, j’ai trouvé que nos animaux étaient plus forts que nous! Moi, j’aimerais savoir ce qui arrive à l'écrevisse en hiver.

Est-ce que vous connaissez le papillon céleri?

Je voudrais savoir comment ça se fait que le pélican d'Amérique possède une poche
de peau sur son bec qui peut contenir deux fois plus que la capacité de son estomac.

 

Q: Je remarque qu'il y a beaucoup d’oies blanches qui envahissent les rives du Saint-Laurent au printemps. Est-ce vrai qu'elles sont plus nombreuses depuis quelques années?


      Karoline


R:
Ton observation est juste. Nous assistons actuellement à une explosion démographique de l’Oie des neiges. Le nombre d’oies augmente chaque année de façon fulgurante à tel point que, en 1999, après 82 ans d’interdiction de chasse au printemps, les gouvernements canadien et américain ouvrent maintenant une chasse printanière, lorsque ces oiseaux remontent vers l'Arctique.

L’être humain est non seulement responsable de ce problème de surpopulation, il en est aussi la victime. En fait, les champs cultivés qui expliquent en grande partie la multiplication rapide des oies. Ces gros oiseaux blancs s’alimentent dans les champs de maïs le long de leur route migratoire et, inévitablement, laissent derrière eux des hectares ravagés. Mais qui pourrait résister à des casse-croûtes aussi invitants?

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Q: Comment avez-vous fait pour écrire votre livre?

      Gabriel Amar


R:
Des motivations différentes peuvent mener quelqu’un à écrire. Dans mon cas, je souhaitais partager mes connaissances et mon expérience avec les jeunes. Comme je suis enseignant au primaire, je cherchais des textes sur les animaux sauvages du Québec pour parler à mes élèves de l’adaptation spectaculaire des animaux à notre climat. Il n’existait pas beaucoup de documentation jeunesse sur le sujet, alors j’ai lu un grand nombre d’articles et d’ouvrages scientifiques pour pouvoir vulgariser les concepts complexes. J’ai écrit un premier recueil pour ma classe et imaginé une série d’activités.

Les élèves ont beaucoup aimé ce projet, ce qui m’a donné l’idée d’approcher une maison d’édition pour en faire profiter d’autres jeunes. Après quelques réponses négatives, j’ai trouvé une oreille réceptive à Joey Cornu, une maison d’édition pour jeunes auteurs. L’éditrice et moi avons élaboré un plan pour pousser encore plus loin le contenu de mon ouvrage et faire en sorte qu’il soit différent de tout ce que l’on trouve sur le marché. J’ai dû faire de nouvelles recherches et écrire des textes additionnels. L’ouvrage a ensuite été vérifié par des scientifiques compétents pour s’assurer que tu allais y trouver une information exacte.

Ensuite, il a fallu toute une équipe pour produire « Qui hiberne, qui hiverne » : illustrateur, graphiste, réviseur, correcteur d’épreuves, imprimeur. Après neuf mois (comme pour un bébé), mon livre a abouti chez le distributeur qui, lui, s’est chargé de le livrer aux librairies.

Si tu as un projet d’écriture, n’hésite pas à écouter ta passion. Nous avons tous en nous des forces pour nous dépasser, et c’est toujours une grande source de fierté.

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Q: En lisant votre livre, j’ai trouvé que nos animaux étaient plus forts que nous! Moi, j’aimerais savoir ce qui arrive à l'écrevisse en hiver.

      Camille


R:
Tu as bien raison de dire que nos animaux sont forts. En fait, ce qui les rend si admirables, c’est leur remarquable capacité de s’adapter à différentes conditions de vie. Dans la chaleur du désert comme dans le froid sibérien, on trouve des espèces animales qui réussissent à survivre. En fait, la vie surgit partout sur le globe, et qu’elle soit animale ou végétale, elle trouve moyen de résister.
L’écrevisse n’échappe à la règle de l’adaptation qui constitue le seul moyen de perpétuer l’espèce. Ce crustacé du sous-ordre des Décapodes s’est très bien adapté à la vie dans nos lacs et nos rivières, car il y vit vingt ans en moyenne. L’été, il évolue en eau peu profonde et se terre derrière les roches en présence du danger. Difficile à détecter le jour, on peut cependant le surprendre à l’extérieur de l’eau, une fois la nuit tombée, sur un gros caillou ou encore sur une branche qui émerge de l’eau. Quand arrive l’automne, l’écrevisse se déplace vers les profondeurs du cours d’eau pour y passer l’hiver. Pendant la saison froide, elle hiverne, s’alimentant de temps en temps et limitant ses activités. Au printemps, elle effectue le trajet inverse et retourne en eau peu profonde pour se reproduire.

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Q: Est-ce que vous connaissez le papillon céleri?

     Pierre-Édouard Perron


R:
Pour que tu puisses trouver plus d'information sur le papillon du céleri (que l’on nomme Papilio polyxenes asterius en latin), voici une adresse qui mène à l'Insectarium de Montréal, directement à la fiche très complète de ce papillon. Bonnes découvertes!

http://www2.ville.montreal.qc.ca/insectarium/toile/info_insectes/fiches/fic_fiche07_papillon.htm

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Q: Je voudrais savoir comment ça se fait que le pélican d'Amérique possède une poche de peau sur son bec qui peut contenir deux fois plus que la capacité de son estomac.

      Karine


R:
Il est difficile d’expliquer la différenciation des animaux entre eux, ce qui fait qu’ils ont développé des morphologies très variées. Pourquoi la girafe possède-t-elle un grand cou? Pourquoi le pélican a-t-il une grande poche sur son bec?

Selon la théorie de Darwin, un biologiste célèbre pour sa théorie sur l’évolution des animaux, les êtres vivants s’adaptent au milieu où ils vivent. Différents milieux, différentes astuces, différentes espèces. Les uns s’acclimatent à des climats rigoureux, d’autres doivent tenir sans eau pendant des semaines, d’autres encore essaient de survivre à la présence de nombreux prédateurs.

La poche du pélican est le résultat d’une adaptation spectaculaire. Bien plus qu’un simple sac, cette poche a plusieurs fonctions; la poche est extensible et permet d’abord au pélican de pêcher le poisson en puisant dans l’eau (13 litres à la fois, et c’est pour cela qu’elle doit pouvoir contenir plus que le poisson lui-même). La poche n’est pas seulement un panier de provisions, c’est aussi un outil de communication. En gonflant leur poche et en relevant le bec, les pélicans fraternisent et secouent leur tête. Enfin, la poche permet à ce palmipède de se rafraîchir lorsqu'il fait très chaud. Un peu à la manière d’un chien qui halète et sort la langue, le pélican bouge sa poche pour l’aérer et refroidir le sang qui y circule.

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